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EXPOSITION : A LA LETTRE

EXPOSITION : A LA LETTRE

EXPOSITION : A LA LETTRE

A LA LETTRE
Exposition du 29 juin au 24 août 2019
Médiathèque du Père Castor

Mercredi 3 juillet 2019 à 18h : présentation de l’exposition en présence de l'artiste Anthony Freestone.

Cette exposition s’inscrit dans le programme « Art & Bibliothèque » à l’initiative de la DRAC Nouvelle-Aquitaine.
Opération réalisée par le FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine - Limousin, la Communauté de communes Vézère Monédières Millesources, la Médiathèque de Treignac.

Avec les œuvres de : Denise A. AUBERTIN, Hans-Peter FELDMANN, Anthony FREESTONE.
Œuvres des collections du FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine – Limousin.
 


ART & BIBLIOTHÈQUE
Initié par la DRAC Nouvelle Aquitaine, le programme « Art & Bibliothèque » vise à explorer les relations entre Arts visuels et Livre sous différents aspects. Une série d’expositions d’œuvres choisies dans les collections du FRAC Artothèque est présentée dans différentes médiathèques (Guéret, Treignac, Meuzac, Royère de Vassivière, Limoges) durant l’année 2019. LLes artistes participant ont été sollicités pour dévoiler leur « bibliothèque idéale », à savoir une dizaine de livres qui les ont particulièrement marqués et qui ont pu influencer leur démarche. Certains de ces livres choisis sont mis à disposition des lecteurs.

À la lettre
Ce troisième épisode du projet réunit un ensemble d’œuvres de trois artistes - des journaux impubliables de Denise A. Aubertin, une sculpture de faux-livres d’Hans-Peter Feldmann et un grand polyptyque d’Anthony Freestone – autour de l’idée de littéralité.
Des « Journaux impubliables » de Denise Aubertin (1933-2019) sont présentés dans des vitrines. Ces albums montrent une part de la réalité de la vie quotidienne de l’artiste impossible à reproduire à cause de leur matérialité. Denise A. Aubertin les décrit ainsi : « Les livres impubliables » proposent une autre manière d’écrire un livre : par collages, sur fonds déjà imprimés, d’images et bulles de B.D., de photos, de lambeaux de textes que je m’approprie. L’ensemble racontant simultanément avec mes propres écrits, eux-même entremêlés, éclatés. Taches (vin, café, etc.). Effet plastique et tactile dû à à la fixation des matières – reliques – sorte de « parcours ». « Les livres impubliables » résultent d’un travail sérieusement élaboré, s’apparentant au rébus ».(1)
Pendant cinquante ans, Denise A. Aubertin a travaillé les livres. Elle les a sculptés, détournés, rendus impubliables, et même, en les cuisinant et en les passant au four – ses fameux « livres cuits » - les a rendus tout à fait impossibles à lire, leur contenu « support absolu des pensées et des connaissances » rayonnant alors d’une force magique, alliance de mystère et de rêve (2).
Certains observateurs attentifs ont vu dans son œuvre l’héritage du dadaïste Kurt Schwitters.
Le célèbre artiste allemand Hans-Peter Feldmann (né en 1941, vit et travaille à Düsseldorf) est surtout connu pour son travail d’édition de brochures, posters et autres carnets réalisés à partir d’images trouvées, telles que coupures de journaux, affiches ou cartes postales. Ces immenses « archives d’images » sont classées par l’artiste selon un système de série très personnel, éventuellement complétées en cas de besoin par des photographies dont il est l’auteur.
En 1980, il se retire du monde artistique et se consacre à son magasin de jouets et d’antiquités. Il ne cesse pour autant de collectionner images, livres, chapeaux et toutes sortes d’objets de la vie quotidienne. A partir de 1989, il reprend ses activités d’artiste et produit les « Aesthetic Studies », des objets usuels et semblables qu’il assemble. L’œuvre sans titre datée de 1992-94 est apparentée à cette série des « études esthétiques ». Sur un socle blanc, l’artiste a simplement empilé quatre niveaux de livres factices, de façon pyramidale. Ces séries de faux-livres qui garnissaient les étagères des bibliothèques dans les magasins de meubles, ou dans des décors pour des photos, des films, voire dans des intérieurs, peuvent être ici examinés de près. En plus d’exprimer une certaine vacuité, on distingue, sur les tranches dorées, des titres fantaisistes, répétitifs qui donnent à ces objets délaissés des qualités poétiques insoupçonnées.
Les investigations d’Anthony Freestone, artiste franco-britannique né en 1961, se situent à la croisée des arts plastiques, de la littérature et du cinéma, et l’amènent à dévoiler des correspondances inédites entre textes et images. Ses recherches autour du mythe de la Tour de Babel se déploient ici sous la forme d’un polyptyque de très grand format où des extraits de textes savants (Sigmund Freud, Michel Leiris) côtoient des images d’époques différentes, Moyen-Age et années 1960 (Andy Warhol). Dans un texte où il explique son travail, l’artiste précise : « C’est au début des années 90 que s’est constitué mon travail que l’on pourrait décrire comme la construction d’une sorte d’arbre généalogique, un sorte de monde idéal ou un autoportrait paradoxal dans lequel l’auteur n’apparaîtrait jamais directement. Je travaille sur les liens entre des choses habituellement perçues comme distinctes. Pour cela, je copie en les peignant divers documents : textes, cartes géographiques, tissus écossais, photographies, etc. Les œuvres se présentent habituellement sous la forme de polyptyques qui s’apparentent en quelque sorte au jeu de dominos, quand des pions dispersés en début de partie se trouvent petit à petit liés les uns aux autres au fil des combinaisons. »(3)
(1) et (2) In Denise A. Aubertin, galerie J. Mercuri, 1994
(3)Anthony Freestone : « Puzzles et dominos » in Les Cahiers Michel Leiris n°1, novembre 2007

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